- Vérifiez l'entreprise : numéro SIRET, assurance, label RGE si vous demandez des aides.
- Demandez plusieurs devis détaillés et comparez-les ligne par ligne, pas seulement le prix total.
- Si vous signez chez vous, vous avez 14 jours pour changer d'avis.
- En cas de litige, la médiation est gratuite pour vous.
01Bien choisir son artisan
- Vérifiez que l'entreprise existe : son numéro SIRET doit figurer sur le devis. Vous pouvez le contrôler gratuitement sur l'Annuaire des Entreprises de l'État. Sur Les Artisans Bretons, le SIRET de chaque fiche est vérifié avant sa publication.
- Demandez l'attestation d'assurance : responsabilité civile professionnelle et, pour les travaux de construction, assurance décennale.
- Pour obtenir des aides (MaPrimeRénov', prime énergie, éco-PTZ), l'entreprise doit être RGE pour le type de travaux prévu.
- Regardez ses réalisations et les avis de ses clients, et n'hésitez pas à demander des références.
- Privilégiez la proximité : un artisan installé près de chez vous connaît le bâti local et reviendra plus facilement en cas de besoin.
02Comparer plusieurs devis
Demandez en général deux ou trois devis pour les mêmes travaux. Pour pouvoir les comparer, décrivez votre projet de la même façon à chaque entreprise. Regardez ensuite :
- les matériaux proposés (marque, épaisseur, performance) ;
- ce qui est inclus ou non : dépose de l'existant, évacuation des déchets, nettoyage, finitions ;
- les délais annoncés ;
- et seulement ensuite, le prix. Un devis beaucoup moins cher que les autres doit vous interroger.
Le devis est en principe gratuit. S'il est payant (par exemple quand il demande une étude poussée), l'entreprise doit vous le dire avant de l'établir.
03Ce que doit contenir un devis
Pour la plupart des métiers du bâtiment (maçonnerie, couverture, menuiserie, plomberie, électricité, peinture, isolation, chauffage…), l'entreprise doit vous remettre un devis écrit avant d'intervenir. Il doit indiquer :
- la date du devis et sa durée de validité ;
- le nom, l'adresse et le numéro SIRET de l'entreprise ;
- votre nom et l'adresse du chantier ;
- la nature exacte des travaux ;
- le détail de chaque prestation : quantités (heures, mètres carrés, mètres linéaires…) et prix unitaires ;
- le taux horaire de la main-d'œuvre et les éventuels frais de déplacement ;
- le total hors taxes et toutes taxes comprises, avec le taux de TVA ;
- pour les travaux de construction, l'assurance décennale de l'entreprise.
04Signer le devis et payer
- Le devis signé vaut contrat : relisez-le, puis datez-le et signez-le avec la mention « bon pour accord ». Gardez-en un exemplaire.
- L'acompte : il est courant d'en verser un à la signature. Un acompte raisonnable se situe souvent autour de 30 % ; méfiez-vous d'une demande très élevée avant tout début de travaux.
- Si vous signez chez vous, en présence de l'artisan, vous disposez de 14 jours pour vous rétracter, sans justification. L'entreprise ne peut recevoir aucun paiement pendant les 7 premiers jours (sauf dépannage urgent que vous avez demandé).
- Tout changement en cours de chantier doit faire l'objet d'un devis complémentaire signé, appelé « avenant ».
05À la fin du chantier
Faites le tour des travaux avec l'artisan et signez le procès-verbal de réception, en notant les défauts éventuels. Demandez la facture détaillée et conservez-la avec le devis : ils vous serviront pour les garanties, les aides et une éventuelle revente. Tout est expliqué dans notre guide les garanties après travaux.
06En cas de litige
- Dialoguez d'abord avec l'artisan : la plupart des difficultés se règlent ainsi.
- Sans solution, envoyez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception qui expose le problème et ce que vous demandez.
- Faites appel au médiateur de la consommation de l'entreprise : chaque professionnel doit en indiquer un (sur son devis, ses conditions générales ou son site), et la médiation est gratuite pour vous.
- Vous pouvez aussi saisir gratuitement un conciliateur de justice, en mairie ou au tribunal.
- Pour signaler une pratique abusive, utilisez SignalConso, le service de la répression des fraudes (DGCCRF).
- En dernier recours, le tribunal peut être saisi.